All about data

L'Ifremer contribue à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral et au développement durable des activités maritimes.

A ces fins, l’Ifremer met en œuvre et à disposition, opère ou participe à des systèmes d’observations variés : navires océanographiques et submersibles, observatoires automatisées (bouées, flotteurs), satellites, réseaux d’observateurs scientifiques ou d’observateurs volontaires (professionnels de la mer ou grand public).

Gestion des données marinesCes systèmes d’observations produisent des résultats (données) indiquant l’état de l’ensemble de l’océan : surface et interface avec l’atmosphère, interface avec la côte, colonne d’eau, fond de la mer, sous-sol sous-marin, écosystèmes.

Ces données peuvent être recueillies en continu (« en temps réel ») pour caractériser les phénomènes les plus évolutifs, avec des périodicités moins fréquentes pour les évolutions lentes, ou enfin, de façon ponctuelle pour la découverte ou l’exploration initiale.

Les données recueillies sont de nature très variées : mesures physiques (température, courants, turbidité, ...), mesures chimiques (salinité, gaz dissous, sels nutritifs, éléments traces, contaminants, ...), observations géophysiques et géologiques (profondeur (bathymétrie), nature du fond et du sous-sol, images acoustiques ou vidéos) et biologiques (chlorophylle, répartitions des espèces végétales (algues, phytoplancton) ou animales (zooplancton et autres micro-organismes, poissons, crustacés, ...), sauvages ou élevées (conchyliculture, aquaculture).

Les données sont généralement des mesures chiffrées (« données numériques »), mais elles peuvent être également des descriptions d’échantillons recueillis (biologiques ou géologiques), des images fixes (photographies, images radar, images acoustiques : sondeurs, sonar, sismique) ou animées (vidéos).

Ces données font l’objet de contrôles et de traitements, établis avec les équipes scientifiques et mettant en œuvre de puissants moyens de calcul, afin de s’assurer du bon fonctionnement global du système d’observation et de produire des informations répondant aux différents usages : intégration de données de différentes sources, prise en compte des différentes échelles de temps et d’espace, visualisation, cartographie, traitements géo-statistiques, modèles.

L’ensemble des données sont conservées dans des bases de données permettant de les réceptionner, de les mettre en forme, de les contrôler, de les décrire, de les pérenniser à long terme, d’en assurer la disponibilité et de permettre leur diffusion, sur des portails en ligne sur Internet ou à la demande. Cette diffusion s’exerce dans le cadre de règles établies en accord avec les équipes scientifiques ayant effectué la collecte des informations, dans le respect des directives nationales et internationales (convention d’Aarhus, directive INSPIRE, par exemple).

Les portails proposent, suivant les types de données, un ensemble de services tels que : découverte des données disponibles, visualisation, téléchargement, accès en ligne direct.

La gestion des données, les traitements associés, sont menés dans le cadre d’une démarche qualité, destinée à garantir l’intégrité et la pérennité des informations gérées et leur adéquation à l’état de l’art scientifique,conformément aux standards de qualité de chaque discipline. Cette démarche qualité concerne également la qualité des services proposés : disponibilité des portails internet, détection et prévention des interruptions de service, support aux utilisateurs...